Le mot « ver » est un terme générique qui embrasse une infinité de petits invertébrés capables de vivre dans toutes les conditions ou presque (Des vers congelés dans la glace de Sibérie depuis 40 000 ans ont été ramenés à la vie en 2023)

Beaucoup sont des parasites qui ont donc besoin d’un hôte, mais pas tous. Certains sont marins. Ils peuvent être très beaux ou très laids. Utiles ou inutiles, voire dangereux, très dangereux même.

Ils peuvent être plats ou annelés, aérobies (ayant besoin d’air pour vivre) ou anaérobies (capable de vivre sans oxygène).

Dans la littérature, il est impossible d’échapper au célèbre :

« Madame, sous vos pieds dans l’ombre, un homme est là

Qui vous aime perdu dans la nuit qui le voile,

Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile. »

(C’est du Victor Hugo lorsque Ruy Blas déclare sa flamme à la reine).

Dans la Bible, le ver n’était pas, bien sûr, dans la liste des animaux que Noé avait pour mission de sauver du déluge (sa ressemblance avec le serpent l’a beaucoup desservi !). Mais qu’à cela ne tienne, il a embarqué en qualité de passager clandestin dans le bois de l’arche pour commencer, et dans les intestins de certains mammifères pour continuer.

C’est qu’il est malin le ver malgré son air bête et sa vue basse.

Résultat, il n’est pas rare de tomber sur des vieilles boiseries complètement vermoulues et des vers solitaires qui sont passés en fraude avec un porc, voire des douves du foie qui se sont servi du mouton pour monter à bord de l’arche.

Mais le ver peut aussi être une larve d’insecte. Le ver luisant en est un très bel exemple.

Quant au ver à soie, Hermès et Lancel n’existeraient pas sans lui. Vu sous cet angle, le ver est le meilleur ami de l’homme. Enfin, surtout de la femme !

N’oublions pas le « VER MISSEL » qui pullule dans les églises, ainsi que le ver des cheminées surnommé le « VER D'ÂTRE »