Son invention est tardive et lente.

Indiens et Hindous

Le zéro est utilisé depuis le 2ème siècle pour signifier une place vide Il apparaît comme chiffre dans un livre de Bakhshali publié au 3e siècle.

Contrairement aux Babyloniens et aux Grecs, les Hindous considéraient le non-être comme un élément positif et une étape vers le Nirvana. C’est pourquoi, il semble être les seuls à avoir traité le zéro à part entière.

Ils appréciaient ce symbole pour sa connotation mathématique comme métaphysique. En 628, le savant Brahmagupta dans son traité « Brahma-sphutasiddhârta », définit le zéro comme la soustraction d'un nombre par lui-même: a – a = 0 et il en décrit les propriétés :

a + 0 = a

a – 0 = a

a x 0 = 0

Le zéro apparut vraiment vers 870 dans des écrits hindous.

A l’origine le mot hindou « sunya ou shunya » signifie vide, néant.

Au 9e siècle, les Indiens l'utilisaient dans leur système numérique de position.

Au 12e siècle, le zéro est représenté par un point, le bindu.

Mayas

Au 3ème siècle, 3 siècles avant les Indiens, les Mayas avaient développé un système de numération très poussé, basé sur l’art du calendrier et de l’astronomie. Ils avaient, eux aussi, inventé une numération de position à base 20 et comportant le zéro.

La suite

En 773, chez le calife de Bagdad, un Indien apporte des écrits d’astronomie dus à Bramagupta. C’est Al-Khwarismi qui les exploita et publie un livre en 820, présentant les nouveaux chiffres indiens. Ce livre sera traduit par Robert de Chester en Espagne au début du XIIème siècle.

Par ailleurs, les Arabes traduisirent le mot indien « sunya » qui signifie « vide » en « assifre ». Ce mot passe en Allemagne au 13e siècle et devient « cifra » puis « zyphra », traduit en latin par « sephirum » et introduit par Fibonacci au 13e siècle pour désigner le zéro. En Italien, il se transforme en « zephiro », « zeuero », « cero » et, enfin, « zéro » en français.

Le même mot, transformé en « chiffre », en vint aussi à désigner l’ensemble des symboles de la numération arabo-indienne. « Cifra » donnera « cipher » en anglais : code secret.

Léonard de Pise, Fibonacci, resta plusieurs années en Afrique et étudia auprès d’un professeur musulman. Il voyagea également en Grèce, en Egypte et au Moyen Orient. Il conclut que le système indien était le meilleur. En 1202, il publie le Liber Abaci, recueil qui rassemble pratiquement toutes les connaissances mathématiques de l’époque.

Les chiffres indiens sont adoptés.