« Une créature qui conçoit par l’oreille et enfante par la bouche. » Plutarque

Dans le monde paysan, ce tout petit mammifère (47 grammes) est craint pour ses ravages.

Dans les basses-cours et l’on tente, par ce compliment, de modérer ses redoutables ardeurs carnassières. La belette n’a pas son pareil pour se couler dans le volailler où elle « se plaît à répandre le sang dont elle se saoule ».

Mieux, par pure joie sanguinaire et sans être fatiguée du carnage, elle tue 10 ou 12 douze poussins de suite. Elle ne les mange pas tous.

Pour le caractère, notons quelle est « rusée et libertine à l’excès » mais encore « quelle aime les caresses, le repos et le sommeil ».

Manger, être caressée et dormir... tout un programme.