Jusqu’aux années 1970, le Larousse définissait « zizi » comme un mignon passereau.

C’est alors que, dans une chanson humoristique (de 1974), Pierre Perret, donna à ce terme un sens... moderne, celui de sexe masculin.

Désormais, on pouvait désigner ce dernier sans encourir les interdits que la censure assène ordinairement à un vocabulaire pourtant riche de quelque 311 synonymes en français !

« Tout, tout, tout,

Vous saurez tout sur le zizi,

Le vrai, le faux, le laid, le beau Le dur, le mou... », etc.

(Suivent des images aussi poétiques que précises.)

Dans ce sens, d’ailleurs, le mot n’est pas nouveau. Ainsi, en 1864, « faire la zizette » ou « zizotter » ou « faire zizi panpan », c’était faire l’amour.

Selon les dictionnaires Robert et Hachette, le « zizi », appellation familière du sexe d’un jeune garçon, peut s’appliquer également au sexe masculin et féminin.

Quant au Dictionnaire étymologique, sa définition peut donner des complexes à certains. Zizi (19e siècle) : « Petite chose »

Quelques commerçants, alliant sexe et gourmandise, crurent profiter de la vogue du zizi relancée par Pierre Perret. A Bourges, dans le centre de la France, une pâtisserie offrit de jolis zizis roses en pâte d’amande. Elle fut poursuivie pour outrage aux bonnes mœurs ! Pourtant, au début du siècle, le zizi était un petit four rempli de confiture d’abricots.

A une époque moins pudique, les Gaulois fabriquaient un excellent pain d’épice avec farine, miel et coriandre, auquel ils donnaient toutes les formes du sexe (masculin et féminin). Ces pâtisseries érotiques s’exportaient dans tous les pays de l’Antiquité sous le nom de... « gauloiseries ».

Robert Henry