Ce chiffre est, en quelque sorte, un « non-chiffre ». Il existe pour représenter le rien ! Curieux paradoxe : nommer le rien, c'est pourtant lui donner une existence, une valeur.
Le 0 est un cercle, de forme ovale. Il représente cependant un autre aspect que la simple représentation de la valeur mathématique.
Le 0 est la représentation d'un lieu clos, fermé, fini, une perfection parcellaire, à l'image de l'œuf.
Les traditions attribuent d'ailleurs au cercle l'expression de la divinité, parce qu'il est la projection équidistante du point central, une création expansive, une sorte d'explosion (à l'image de la théorie du big-bang). Chaque point de la circonférence est lié en identité à son centre. Le cercle ne commence ni ne finit nulle part : il est intemporel. Ses attributs en font ainsi une image de la conception divine.
Dieu serait donc une expression, une assimilation à ce rien, qui est quand même quelque chose ? En quelque sorte, Dieu est une matrice à dieux. On l'appelle « L'Oeuf du monde ». La matière « expansée » est l'espace, sortie de son « rien ». Le 0 est donc ce potentiel qui sort du rien originel qui abrite des possibilités d'expansion, d'évolution.
C'est pourquoi, lorsqu'il est associé à un autre chiffre, il donne accès à un autre stade de départ, une autre échelle de valeur (dizaines, centaines, milliers, etc.).
Quelques recoupements cabalistiques : Le ZERO commence par un Z : c'est une fin de cycle. Il finit par un O, une nouvelle germination. Une anagramme de ZERO est "EROZ" (Eros) ; un autre est ROZE, expression de l'amour en manifestation. La création est un acte d'amour !
En conclusion, le zéro n'est pas un chiffre anodin : il est notre origine.