Paroles de la chanson :
Au clair de la lune, mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume, pour écrire un mot.
Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu.
Ouvre-moi ta porte, pour l'amour de Dieu.
Au clair de la lune, Pierrot répondit :
Je n'ai pas de plume, je suis dans mon lit.
Va chez la voisine, je crois qu'elle y est
Car dans sa cuisine, on bat le briquet.
Au clair de la lune, l'aimable lubin
Frappe chez la brune, elle répond soudain
Qui frappe de la sorte ?, il dit à son tour
Ouvrez votre porte pour le Dieu d'Amour.
Au clair de la lune, on n'y voit qu'un peu
On chercha la plume, on chercha le feu
En cherchant d'la sorte je n'sais c'qu'on trouva
Mais je sais qu'la porte sur eux se ferma.
Dans sa version originale cette chanson disait « Prête-moi ta lume » plutôt que « Prête-moi ta plume ».
« Lume » vient du mot « lumière » et c'est ce dont on a besoin pour écrire lorsque la chandelle est morte. Il faut donc du feu pour rallumer la chandelle et avoir ainsi de la lumière (lume). Ce qui conduit jusque chez la voisine, qui bat le briquet, c'est-à-dire qui allume son feu, et pourra rallumer la chandelle.
À travers des termes comme « lubin » (moine dépravé), « chandelle », « battre le briquet » (désigne l'acte sexuel), le dieu d'amour ou la métaphore de la porte qui se ferme, la version originale présente de nombreux sous-entendus qui n'en font pas forcément une chanson à destination des enfants.
Rallumer le feu lorsque la chandelle est morte en allant voir la voisine qui bat le briquet : on ne peut être plus explicite sur les soucis et les attentes de l'aimable lubin.