Dans le Paris des grandes heures de l'échafaud, on appelait « bibine » une taverne où les pauvres diables allaient manger pour quelques sous.

Lune des plus célèbres portait le nom évocateur de « L'Azart de la fourchette ».

Les miséreux se pressaient autour d'une marmite remplie d'eau bouillante, dans laquelle mijotaient toutes sortes de restes : os, tètes de chat, sabots de cheval, becs de volatiles, queues de lapins, arêtes de poisson.

Les clients plongeaient tour a tour une longue fourchette dans cette « soupe ». On ramenait un bec de canard, un œil de poule, selon « l'azart ».

Chaque tentative coûtait un sou, payable d'avance, d'où l'idée d'appeler « bibine » une bière ou un alcool de piètre qualité faisant penser au goût du bouillon évoqué ci-dessus.