Le 19e siècle fut celui de tous les débordements gastronomiques... jusqu'au meurtre.
Ainsi, le restaurant Bonvalet comptait un client, le père Gourier, dit « l'assassin a la fourchette», qui avait l'habitude d'inviter a l'année un individu quelconque qu'il s'amusait a tuer par des excès de table !
Le premier dura six mois et mourut d'un coup de sang après boire.
Le second tenait depuis près de deux ans quand il périt d'une indigestion de foie gras.
Une nouvelle victime se présenta, un grand gaillard nommé Ameline, plus futé que les autres, qui s'était juré d'avoir la peau du père Gourier.
Tous les soirs. Ameline cherchait querelle à son amphitryon et boudait la table pendant trois jours... qu'il employait secrètement à se purger à l'huile de ricin. Pendant ce temps, Gourier mangeait seul, vite et mâchait mal, ce qui le mettait insensiblement en état d'infériorité vis-à-vis d'Ameline, qui revenait à table frais et dispo, remis a neuf...
Après trois ans de ce duel, l'heure du dénouement sonna.
Un jour qu'il venait de se servir une quatorzième tranche d'aloyau, le père Gourier s'effondra sur son assiette, frappé d'apoplexie... Justice était faite !