Eprouver de l'enthousiasme, de la passion, avoir de l'ardeur au travail
Le « feu sacré », dans l'Antiquité, devait impérativement être entretenu sur l'autel des dieux par les prêtresses de la déesse Vesta, les vestales. Ayant fait vœu de chasteté, elles étaient enterrées vivantes si jamais elles rompaient leur vœu.
Si le terme « feu » est utilisé depuis le 9e siècle pour désigner l'ardeur des sentiments, c'est chez Voltaire, au 18e siècle, qu'apparaît « le feu sacré » pour évoquer des sentiments nobles et passionnés qui se communiquent entre individus. Il a ensuite pris le sens plus précis d'enthousiasme et de passion.
Avoir le feu sacré c'est donc effectivement éprouver ces deux sentiments qui peuvent être considérés comme d'autant plus forts et admirables qu'ils sont associés à une activité difficile qui impose un investissement personnel très important, voire des sacrifices, comme le sont par exemple la danse classique ou le chant lyrique.
Au 20e siècle, ils se sont transformés en ardeur pour donner le troisième sens proposé (mais ne faut-il pas avoir un enthousiasme certain pour avoir de l'ardeur au travail ?).
Dans « être tout feu tout flamme », on retrouve le même « feu » qui symbolise également la passion, renforcé par le dédoublement « feu / flamme ».