Tromper, duper, mystifier.
Comment le bateau, cet objet flottant parfaitement identifié, peut-il avoir un sens de tromperie ?
Ce « bateau » est né d'une confusion avec le mot d'origine du « bateleur », (saltimbanque, prestidigitateur ou l'escamoteur), avec le « batelier », celui qui conduit un bateau.
Le « bateleur » vient de l'ancien mot « baastel », outil ou instrument de l'escamoteur.
« Monter » est utilisé ici au sens de « élaborer » ou « fabriquer », comme dans « monter un coup ». Donc « monter un bateau », c'est élaborer quelque chose destiné à mieux entraîner le dupe.
Quant à « mener », il part d'une ancienne association d'idées entre le fait d'imposer un déplacement et la tromperie : le trompeur qui fait croire quelque chose à sa victime l'emmène ou l'embarque avec lui (en bateau).
Voici une définition : « Le dupe que l'on mène en bateau, après lui avoir promis une belle croisière… finit par ramer »