Laurence Sterne (1713-1768) écrit : « C'est un grand inconvénient pour un homme pressé qu'il y ait trois routes distinctes de Calais à Paris... »

Il est vrai que l'on perdait parfois une journée au début du 18e siècle à décider du chemin à prendre, tellement les routes étaient mauvaises.

C'était en particulier le cas des vieux soldats, des pillards, qui connaissaient bien ces routes et qu'on nommait de ce fait des « routiers ».

Leur expérience en faisait des vieux routiers.

Aujourd'hui, un « vieux routier », c'est celui qui possède l'expérience que seules les années peuvent apporter dans une activité donnée. C'est un homme, souvent fin et retors et qui ne s'en laisse pas compter.