« Une telle femme va à travers la ville pour le rire de tous les hommes. Elle a un petit cou ; elle bouge avec peine ; sans fesse, on ne voit que ses bras et ses jambes. » Sémonide d’Amorgos

Il faut se le tenir pour dit : les hommes, finalement, ne sont pas bien regardants vis-à-vis des femmes, sauf a être vraiment très moches.

« Une femme, sauf une tout à fait guenon, elle est toujours bonne à prendre. »

Qu’en est-il alors de celles qui n’ont pas les faveurs du regard masculin ?

« Une femme dédaignée par les hommes est certainement très malheureuse jusqu’au jour plus ou moins tardif où elle en a pris l’habitude.»

Nous voilà renseignés.

C’est précisément le sort de la guenon. Mais rassurons-nous, rien n’est perdu, car une fois vraiment résignée, « Elle trouve un équilibre. Elle se met à vivre une vie d’après métamorphose, elle se change en fourmi ouvrière ». La nature est lien faite.

Outre sa laideur, la guenon ne sait pas se tenir dans les salons. « Comment alors aimâtes-vous cette guenon savoyarde, vous qui avez la peau blanche et des manières distinguées ? »