Depuis 1970 jusqu’à 2015, la population mondiale a doublé.
II y a déjà eu, au total, 80 milliards d'hommes sur la Terre, selon l'Institut national d'études démographiques.
Notre globe comptait 1 milliard d'individus vivants en 1830, 2 milliards vers 1925, 3 milliards vers 1960, 4 milliards vers 1975 et 5 milliards en 1987.
La population actuelle (en 2020) de notre planète est de 8 milliards d'habitants. Si l'évolution continue, sans heurt majeur, il y aura 8,5 milliards d'habitants en 2030 et 10 milliards en 2050.
L'explosion démographique du 21e siècle serait à comparer avec les statistiques de productions alimentaires, lesquelles sont loin de suivre la même progression. Notre époque est confrontée au NOMBRE : sur une planète trop peuplée, l'environnement se dégrade, forêts et terres arables rapetissant surtout chez les peuples pauvres à forte natalité. La masse des humains nous fournit chaque année 90 millions de personnes en plus à nourrir.
Si l'homme se révèle incapable de stabiliser la population mondiale, la nature s'abattra avec brutalité sur le nombre. Malthus l'avait pressenti il y a deux siècles alors que le globe était six fois moins peuplé qu'aujourd'hui.
Les terres océaniennes n'ont pas 3 habitants au km2, alors que les métropoles où la pauvreté du tiers monde vient s'agglomérer, comme Mexico, Le Caire ou Rio, sont surpeuplées. Dans les bidonvilles de Manille (Philippines), la densité de population est de 180 000 habitants au km2, chaque individu n'y disposant que de 5 m2, rues comprises.
Des 148 923 000 km2 de terres émergées. 40 % (soit 59 569 200 km2) sont des terres inhabitables, couvertes de glace, de toundra, désertiques ou de haute montagne.
Si, sur les 60 % qui restent (terres habitées cultivables, forêts, savanes, steppes), soit 89 353 800 km2, on répartissait également les individus qui peuplent la Terre, chacun n'aurait à sa disposition qu'une surface de 15 956 m2, c'est-à-dire un carré de 126 m de côté (pas de quoi faire paître une vache).
À chaque naissance, le carré rétrécit. Il y a un siècle, le carré était de 244 m de côté.
L'organisation mondiale de la santé estimait en 1959 qu'au cours des 5 500 dernières années, c'est-à-dire depuis 3 600 ans avant J.-C., les hommes avaient participé à 14 513 guerres, causant la mort de 3 640 000 000 personnes.
Sur les 10 milliards d'êtres humains morts en 234 ans (de 1740 à 1974), la guerre n'en a tué que 88 millions, c'est-à-dire 0,88 %.
Les événements qui affectent les statistiques sont, avec les guerres, au fil des époques, le choléra, la peste, la malaria, la variole, le typhus, le sida. En 1918-1919, la grippe espagnole causa la mort de près de 25 millions de personnes à côté des 9 millions de tués dans la guerre.
Ces milliards, ces millions d'humains, c'est beaucoup pour notre planète, mais, considéré d'une autre manière, c'est très peu.
La France possède dans le sud de l'océan Indien l'archipel des Kerguelen (plus de 300 îles). Si toute la population du globe était rassemblée sur la plus grande île des Kerguelen, en accordant 1 m2 par personne, il resterait encore plus de 500 km2 pour les lapins, les phoques et les manchots de l'île.
Et si, cruel humanicide, on précipitait ensuite la totalité des humains (sauf un, chargé de mesurer) dans le lac Victoria (Centre l'Ouganda et la Tanzanie), le niveau de l'eau ne s'élèverait que de 4 mm (exactement 4,111 6 mm). Ce calcul hypothétique suppose que le corps humain a un volume moyen de 50 litres et que les rives du lac sont verticales ; comme ce n'est pas le cas, l'élévation du niveau serait bien moindre en réalité.
Quelques millimètres : nos cartes n'en seraient pas modifiées et la Terre continuerait de tourner, débarrassée de ses criailleries.