Personnage de moralité douteuse, trafiquant, escroc ou proxénète.

Ce mot est le nom d’un poisson également appelé églefin. Il a sa place parmi les très nombreux noms de poissons qui servent à désigner des individus plus ou moins crapuleux, vivant souvent des charmes de leurs compagnes (barbeau, hareng, maquereau, etc.).

Si l'aiglefin est un monsieur assez peu recommandable qui fait travailler sa « morue », l’aiglefin et la morue sont des poissons d’espèces voisines, l’une et l’autre appréciées en cuisine. Aiglefin vient d’ailleurs du hollandais schelvish qui signifie « morue ».

Nom dérivé : aigrefin, particulièrement employé pour désigner un escroc.

Anatole France fait remarquer que, par une simplification de la façon de prononcer, la langue populaire est revenue d’ « aigrefin » à « aiglefin », qui en est en réalité l’origine. Son explication étymologique n’est d’ailleurs peut-être pas à prendre sans réserve, car il définit l'aiglefin comme un escroc hardi et entreprenant, semblable à.… l’aigle qui vit de rapines !