Le Larousse du 20e siècle décrit « bâtonnier » comme « titre donné au chef élu des avocats inscrits auprès d'une cour ou d'un tribunal ».

Pourquoi le bâton ?

Comme c'était la coutume à l'époque, au 14e siècle, les avocats et les procureurs du Parlement de Paris avaient formé une confrérie placée sous le patronage d'un saint, en l'occurrence saint Nicolas.

A l'instar d'autres professions, ladite confrérie possédait un bâton surmonté de l'effigie du saint, en métal, en bois doré ou en terre cuite, confié au doyen de la confrérie. Mais ce bâton était lourd pour de vieilles épaules et on choisissait comme « bâtonnier » un avocat expérimenté et robuste, chargé à la fois de porter le bâton et de défendre les intérêts de la profession.

Pour être complet, disons que, selon le Larousse, un ouvrier qui s'occupe exclusivement de la confection de fauteuils, de tabourets et de sièges mobiles en bois contourné est également un bâtonnier...