Au départ, le terme n'est en rien péjoratif.

C'est un dérivé affectueux du prénom « Catherine ».

Au 16e siècle, « catín » désigne gentiment une fille de la campagne. D'où le sens dérivé de « poupée », toujours vivant au Québec, où l'on parle de « catín de cire » et de « catín de son ».

De la signification de « fille de la campagne » on est passé à celle de « servante » et puis, trop facilement, à celle de « femme de mauvaises mœurs, prostituée ».

Ensuite, le mot est tombé dans l'oubli.

Que dit-on aujourd'hui ?

« Une putain, une traînée, voire une pouffiasse ». Tout cela est assez vulgaire. Tant qu'à être désobligeant avec les dames, autant le faire avec un peu d'élégance et de distinction.