Le cheval est un ongulé. Ce n’est pas une insulte, mais une classification hautement scientifique.

Le bébé, appelé « chevalet », est très utile pour le « cheval de trait », généralement doué d’un tempérament artistique, surtout la peinture. Il existe un spécimen unique de cheval de pure race, « l’étalon, » exposé au pavillon de Breteuil.

La femelle, ou jument, est un mammifère qui vieillit comme n’importe quelle femme : elle se transforme en « haridelle » lorsqu’elle est complètement ridée.

Le cheval est un animal particulièrement soucieux de sa coiffure. Le « cheval de frise » se fait permanenter la crinière. Lorsqu’elle est taillée en brosse, il est « coiffé au poteau ».

Le cheval parle grossièrement à cause de la fréquentation des « charretiers ». Ce qui ne l’empêche pas d’avoir de charmantes manies : « les dadas ».

Sa peau est très appréciée des élégantes qui s’en font de chauds et coquets vêtements appelés « culottes de cheval ».

Le cheval tient une place importante dans l’histoire : pour traverser les Alpes, alors que les skis n’existaient pas encore, Hannibal utilisa des chevaux d’une taille exceptionnelle, les éléphants, de grands ongulés, que l’on rencontre de nos jours dans des réserves spéciales.

Un jour de grande lucidité, Caligula, fatigué du pouvoir, nomma son cheval consul de Rome.

Le « cheval de Troie », particulièrement bien évidé, permit à des guerriers déterminés, cachés dans sa dépouille, de vaincre leurs farouches ennemis.

Le « cheval de bataille » est une figure rhétorique : un argument utilisé par des individus qui désirent ardemment obtenir un poste élevé, voire politique. Si la personne en question, n’ayant pas atteint son objectif, récidive, elle devient un « cheval de retour » et retourne à la case départ.

Un excellent dicton picard affirme qu’« il est plus confortable d’être « à cheval sur les principes » que d’être assis entre deux chaises.