Si un électron était doué de conscience, se douterait-il qu'il est inclus dans cet ensemble beaucoup plus vaste qu'est l'atome ?

Un atome pourrait-il comprendre qu'il est inclus dans cet ensemble plus vaste, la molécule ?

Et une molécule pourrait-elle comprendre qu'elle est enfermée dans un ensemble plus vaste, par exemple une dent ?

Et une dent pourrait-elle concevoir qu'elle fait partie d'une bouche humaine ?

A fortiori, un électron peut-il être conscient qu'il n'est qu'une infime partie d'un corps humain ?

Lorsque quelqu'un dit croire en Dieu, c'est comme s'il affirmait : « J'ai la prétention, moi, petit électron, d'entrevoir ce qu'est une molécule ».

Et lorsque quelqu'un me dit être athée, c'est comme s'il assurait : « J'ai la prétention, moi, petit électron, d'être sûr qu'il n'y a aucune dimension supérieure à celle que je connais ».

Mais que diraient-ils, croyants et athées, s'ils savaient combien tout est beaucoup plus vaste, beaucoup plus complexe que leur imagination ne saurait l'appréhender ?

Quelle déstabilisation subirait l'électron s'il savait qu'il est non seulement enfermé dans la dimension des atomes, molécules, dents, humains, mais que l'humain est lui-même inclus dans la dimension planètes, système solaire, espace, et puis quelque chose d'encore plus grand pour lequel nous ne possédons pas la compréhension globale.

Nous sommes dans un jeu de poupées russes qui nous transcende.