Soucieux d'améliorer le goût de sa viande, un conglomérat de charcutiers a demandé à un chimiste, le professeur Dantzer, à Bordeaux, de résoudre une énigme.

Les charcutiers s'étaient en effet aperçus que, de plus en plus, la chair des porcs était imprégnée d'un arrière-goût d'urine qui la rendait impropre à la consommation.

Le professeur Dantzer a mené son enquête dans les abattoirs et fini par comprendre.

Les porcs au goût d'urine prononcé étaient ceux qui avaient le plus conscience de leur situation et qui du coup s'angoissaient le plus, avant de mourir.

Le professeur Dantzer préconisa la solution pour résoudre ce problème : un calmant.

Si bien qu’aujourd’hui, en avalant du porc, les consommateurs ingurgitent en même temps le calmant qui a servi à apaiser l’animal.

Or cette drogue a un petit inconvénient : elle crée une accoutumance. Ensuite l'humain a besoin de retrouver sa quantité de Valium pour ne pas lui-même angoisser...