Alors qu'il avait sept ans, le petit Ericsson regardait son père qui essayait de faire rentrer un veau dans une étable.
Le père tirait fort sur la corde mais le veau se cabrait et refusait d’avancer. Le petit Ericsson éclata de rire et se moqua de son père.
Le père lui dit : « Fais mieux, si tu te crois si malin. »
Alors le petit Ericsson eut l'idée, plutôt que de tirer sur la corde, de faire le tour du veau et de tirer sur sa queue. Aussitôt, par réaction, le veau poussa en avant et entra dans l’étable.
Quarante ans plus tard, cet enfant inventait « l'hypnose ericssonnienne », une manière d'utiliser la « sollicitation douce » et la « sollicitation paradoxale » afin d'amener les patients au mieux-être.
Par exemple, quand on est parent on peut vérifier que, si un enfant tient sa chambre désordonnée et qu'on lui demande de la ranger, il refusera. En revanche, si on aggrave le désordre en apportant jouets et vêtements jetés n'importe comment, l'enfant dira : « Arrête ! Ce n'est plus supportable, il faut ranger »