Le mot eau de la langue littéraire actuelle provient d'une forme picarde qui était « iaue » sans doute « iave » ; et était toujours de deux syllabes. Puis elle s'est contractée en « eau » monosyllabe, Il n'y a pas d'autre étymologie à chercher que le latin « aqua ».

L'eau, même avant d'être polluée, a toujours suscité la méfiance des gastronomes et des buveurs de vin.

Théophile Gautier la qualifiait « d'humidité fade ».

Le docteur Besancon (98 ans) disait que « l'eau pure est un mythe ».

Cumonsky, le Prince des gastronomes, ajoutait : « En règle générale, il faut mettre l'eau dans les cuvettes, les bons vins dans les verres à eau et l'alcool dans les verres a vin».

Un autre soutenait que «l'eau est un poison puisqu'une seule goutte suffit a troubler un litre de bon pastis... ».

Enfin, il est bien connu «qu’un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher a ses semblables ».

Pire encore quand l'eau est subrepticement ajoutée au vin... Tout le monde sait qu'un vin « baptisé» n'est pas très... catholique ! »

Mais l'eau, au moins, nettoie-t-elle ?

Pas sûr, car elle tache quand elle est sale.

Les Latins traduisaient « inonder d'eau sale », par « porluere »... que nous retrouvons dans « polluer ». Autrement dit, l'eau est responsable de la pollution !