Pour des travailleurs, cesser de travailler de manière concertée (en général pour obtenir des avantages ou faire revenir la direction de l'entreprise sur une décision).

Du latin « grava » (rivage de sable ou de graviers)

La place de Grève se trouvait à Paris.

Elle s'appelait ainsi parce qu'on y trouvait une grève, quai en pente douce plongeant dans la Seine et permettant un déchargement aisé des nombreuses marchandises transportées sur le fleuve et livrées à Paris via ce qui était à une époque son port le plus important.

Ce n'est qu'en 1830 que, en raison de sa situation, cette place a été renommée « Place de l'Hôtel de Ville ».

Mais bien avant cette date, « être en grève », « faire la grève » c'était d'abord être chômeur, sans travail.

Les ouvriers au chômage se réunissaient sur la place de Grève où les patrons venaient les chercher, en fonction de leurs besoins en personnel.

Le sens de l'expression a évolué à partir du tout début du 19e siècle lorsque des ouvriers, exploités par des patrons peu scrupuleux, ont décidé d'abandonner le travail et de « se mettre en grève » en se réunissant sur la place du même nom.

Aujourd'hui, les formes de grève sont multiples comme en attestent ces variantes :

  • Grève générale (arrêt de toute l'entreprise, de tout le secteur)
  • Grève perlée (arrêt d'un atelier, d'une entreprise du secteur)
  • Grève tournante (arrêt d'une entreprise du secteur, puis d'une autre)
  • Grève sur le tas (les salariés sont présents mais ne travaillent pas)
  • Grève sauvage (elle n'est pas initiée par des syndicats)
  • Grève surprise (sans préavis)
  • Grève du zèle (blocage du travail par un respect excessif des procédures).