Échouer, partir en déconfiture, mal tourner, se transformer en un cuisant échec.
Formule attestée par le Dictionnaire universel d’Antoine Furetière dès 1690.:
« On dit proverbialement et bassement, qu’une affaire, une entreprise s’en ira en eau de boudin pour dire qu’elle ne réussira pas, qu’elle s’en ira à néant. »
Ce boudin-ci désigne le sexe masculin. D’où le terme « bassement » utilisé à dessein dans la définition de Furetière qui ne laissait jamais rien au hasard. Et l’eau du boudin n’est autre que l’urine (donc un déchet sans aucun intérêt).
On comprend alors aisément le peu de crédit qu’il faut accorder à une affaire qui tourne en eau de boudin.
Toute explication folklorique qui met en scène une hypothétique eau qui serait utilisée pour laver les boyaux (intestins) du cochon qui vont servir à confectionner le boudin n’a aucun fondement étymologique sérieux.