L’obligation légale de « publier les bans de mariage », en vigueur depuis le 13e siècle, vient en effet du droit féodal, où le « ban », terme issu du francique, désignait la proclamation publique d’un suzerain dans l’étendue de sa juridiction, visant à faire connaître à tous ses vassaux une information ou un ordre.

De la même façon, les fiancés se doivent de publier les bans (ce qui se fit d’abord à l’église puis à la mairie) au minimum dix jours avant la date du mariage, afin de laisser le temps de se manifester à toute personne qui connaîtrait des éléments de nature à rendre impossible cette union (relation consanguine entre les futurs mariés, l’un des deux est déjà marié...).

On a vu un peu plus tôt qu’« accorder la main d’une femme » était une affaire qui se réglait entre hommes, et on en a la confirmation avec le mot « mariage » lui-même, dont, si l’on s’en fie à l’étymologie, la femme est exclue, puisque le verbe « se marier », sur lequel il est formé, provient du latin « maritare » où l’on retrouve « maris » du « mâle ».