Du bas latin « gargula (gosier).

Une petite parenthèse pour rappeler que la « gargouille » n'a aucun rapport avec les « gargar » ou les « borbor » de votre estomac, si effrayants soient-ils.

Ces figures monstrueuses tirent leur origine de la légende du dragon de la Seine, dont le nom était « Gargouille » et furent rappelées par les sculpteurs imagiers sur les gouttières des églises.

En effet, un dragon hideux était né des boues des eaux à la suite d'un débordement de la Seine.

L'évêque Romain (du temps de Dagobert) décida de débarrasser la contrée de Rouen du monstre qui terrifiait les gens et, après l'avoir conjuré, il réussit à le noyer dans la Seine.

Ces dragons, que l'on représentait ailés, étaient une personnification du diable (souvent vaincus par des évêques ou des saints).

Il s'agit d'un conduit saillant, souvent orné d'une figure de fantaisie, adapté à une gouttière, à un chéneau et qui déverse les eaux de pluie loin des murs. (Larousse)

La gargouille portait dans les bâtiments gothiques la figure de chimères, harpies et autres monstres, et reçoit aujourd'hui celle de masques d'animaux, de mufles de lion, etc.