Ces noms sont nés d'un sobriquet...
Jusqu'à la fin du 19e siècle, les bacheliers préparaient le concours de l'école normale supérieure avec la classe de lycée préparant le bac, les professeurs leur donnant simplement des exercices plus difficiles qu'aux autres élèves.
Enfin, une classe nommée « rhétorique supérieure » fut créée au sein du lycée Louis-le-Grand spécialement pour ces élèves.
Les élèves préparant Saint-Cyr ayant de nombreuses heures de sport dans leur cursus, ils se moquaient de ces « gratte-papier », toujours plongés dans leurs livres et destinés à n'être que des enseignants et universitaires, en les traitant de (genoux) cagneux et en les surnommant « la cagne ».
Se jouant de cette appellation, Ies « gratte-papier » muèrent la moquerie en nom savant, usant d'une orthographe pseudo-grecque : « khâgneux » et « khagne ».
Lorsque le lycée Henri- 4 créa une classe intermédiaire « lettres supérieures » (entre la terminale et la première sup), elle fut baptisée « hypokhâgne » (du grec hypo : en dessous).