Du latin « sine nobilitate », c'est-à-dire « sans noblesse », est apparu au 18e siècle en Angleterre pour désigner l'étudiant sans particule qui se piquait d'entrer à l'université.

Désormais, cette appellation a fait du chemin puisque, le snob peut aujourd'hui se targuer d'outrepasser la noblesse plus que jamais engoncée dans ses rigidités.

Devenir snob est donc à la portée de n'importe qui, à condition du moins de suivre scrupuleusement les modes tout en observant quelques règles strictes, parmi lesquelles :

  • Dilatation maximale du moi.
  • Sentiment inébranlable de son unicité.
  • Prétentions démesurées
  • Imprévisibilité
  • Munificence (surtout s'il ne possède rien)
  • Etre au-dessus des considérations d'argent
  • Obsession de se démarquer du vulgaire.

Rien ne doit être négligé, jusque et surtout dans le détail le plus anodin : pas d'autre moyen dès lors que se livrer corps et âme à cette marotte.

Mais au fait, le snob a-t-il une âme ?

Pas forcément, car le snobisme n'est qu'affaire de surface.