Comme les yeux sont continuellement soumis aux attaques extérieures, notre belle mécanique a prévu en plus d'essuie-glaces (paupières), le liquide de nettoyage qui va avec. Et lorsqu'un moucheron vient s'écraser sur un de nos petits pare-brise individuels, larmes et paupières entrent en action pour évacuer l'intrus.

Mais ce système ne fonctionne pas uniquement en cas d'urgence ; nos yeux sont en permanence humidifiés par un liquide fabriqué dans des poches situées au-dessus de chaque œil. Cette solution n'est pas simplement de l'eau salée, mais est aussi composée d'éléments destinés à nous protéger des infections courantes.

En s'écoulant régulièrement à la surface de nos yeux, ce liquide joue le rôle de film protecteur et permet aussi le bon glissement des paupières. Lors d'une attaque massive ou d'un événement interprété par l'organisme comme une agression physique ou psychologique caractérisée, un ordre réflexe est envoyé à la fabrique du liquide qui se met à produire, produire, produire… Tant et si bien que la voie normale d'évacuation, passant par la paupière inférieure puis par le nez, se trouve vite saturée.

Le trop plein est atteint, le liquide déborde et coule le long des joues : les larmes naissent.

On peut donc en conclure que pleurer est une bonne chose qui permet de se « rincer l'œil » et en attendant que la nature nous dote, un peu comme pour les chouettes, de multiples paupières transparentes, il va falloir continuer de passer entre les moucherons.