La langue utilise couramment des noms d'ustensiles de cuisine pour décrire, mais, plus souvent, pour de méchants qualificatifs. Exemple :
Comme il n'avait pas « décroché la timbale », il ne se sentait pas « dans son assiette », surtout qu'il commençait à « prendre de la bouteille » et qu'il ne voulait à aucun prix « rester en carafe ». Il demeurait seul responsable de l'échec, car son patron ne l'avait pas « couvert ».
La solution ? Se jeter à l'eau, « boire la tasse », se faire donner un « grand coup sur la cafetière »... ou se marier ? Mais tout ce qu'il trouva comme fille fut une « planche à pain », une « vraie cruche », dotée d'un « nez en pied de marmite ». Lui-même, avec son visage en « lame de couteau », sa cervelle comme « une passoire », n'avait pas à faire le difficile. De plus, il était « sourd comme un pot » malgré ses « étagères à mégots », il chantait « comme une casserole » et « repoussait du goulot », quand « il prenait un verre ».
Cet individu « louche », toujours « rond comme une queue de pelle », conduisait « comme un manche » et se faisait souvent ramasser par le « panier à salade ». Au « bout du rouleau », tout semblait « râpé » pour lui.
Mais, « bonne fourchette » comme il était, il lui fallait quelqu'un pour tenir la « queue de la poêle ». Ayant « ras-le-bol » de sa vie de célibataire, il réussit à trouver une femme, sans, pourtant mélanger « les torchons avec les serviettes».