A force de donner de fausses alertes... l'alerte véritable n'est plus écoutée.
Ici, le « loup » est comparé à un danger ou un risque quelconque. Et « crier au loup » est une locution à part entière qui signifie « alerter d'un danger (parfois en exagérant son importance) ».
Cette expression est le plus souvent suivie d'une négation (plus personne ne réagit, on ne s'attend plus à ce que quelque chose arrive...).
C'est Esope qui, quelques siècles avant J.C., dans la fable « le garçon qui criait au loup », mit en forme cette histoire du jeune berger qui, parce qu'il s'ennuyait, se fit un malin plaisir de crier inutilement au loup, histoire de voir les villageois venir les secourir, lui et son troupeau.
Comme sa plaisanterie stupide avait très bien marché, il la recommença un peu plus tard avec le même résultat. Mais quand le loup commença réellement à attaquer son troupeau, il eut beau crier, plus personne ne bougea.