De longue durée, demandant beaucoup de temps (avec une notion d'effort soutenu)

A ne pas confondre avec la brebis galeuse dite « la mauvaise à laine »

Ni d’ailleurs avec cette très belle fille « la longue Hélène »

Pas non plus avec « A la longue, Allen » (Woody) qui s'est fait un nom dans le cinéma.

L'haleine est cet air qu'exhale un individu qui parle ou qui expire par la bouche. Chez quelqu'un avec lequel on discute, on la préfère fraîche et agréable, au lieu de foudroyante pour une mouche qui aurait eu l'imprudence de passer entre les interlocuteurs.

Au 9e siècle, l'haleine est d'abord l'air qui sort des poumons puis, par extension, le souffle. Or, on sait que lorsqu'on produit un trop grand effort, on finit par manquer de souffle ; ou, pour les athlètes, qu'il leur faut impérativement du souffle pour réussir leurs exploits. C'est donc là qu'on fait le lien entre l'effort et le souffle (ne dit-on pas d'ailleurs aussi « courir à perdre haleine » ?).

Si elle a été précédée au 13e siècle de à « longue haleine » (avec force et durée), c'est au milieu du 16e siècle chez Ronsard qu'apparaît notre expression avec le sens figuré de « qui demande un effort soutenu ». Et l'effort n'étant pas que physique, la locution indique aussi la capacité à soutenir un effort intellectuel prolongé. D'ailleurs, les Jésuites rédacteurs du Dictionnaire de Trévoux, au mot haleine, se citent en exemple en écrivant « l'entreprise d'un dictionnaire est un ouvrage de longue haleine ».