Accuser un innocent, désigner un bouc émissaire.

Au 12e siècle, « haro » était un cri poussé par une personne qui se faisait agresser, ce qui donnait le droit et le devoir aux témoins et voisins de secourir l'infortuné et de capturer le coupable.

Ce « haro » vient de l’ancien français « hare » d’origine germanique, par lequel on excitait les chiens à la chasse.

C'est principalement de cette utilisation que vient le sens de l’expression puisqu'on y désignait un coupable devant les autres personnes présentes.

C'est encore une fois grâce à Jean de la Fontaine, dans la fable « Les animaux malades de la peste », que ce terme a évité l'oubli vers lequel il se dirigeait.

C'est aussi grâce à lui que le baudet en est devenu le complément le plus connu, ce pauvre animal inoffensif y étant désigné injustement à la vindicte des autres animaux comme le responsable de l'épidémie qui s'est abattue sur eux.

C'est donc dans cette fable que le baudet est pris pour un bouc émissaire.