Apporter des éléments permettant de progresser dans la recherche d'une solution

Souvent utilisée ironiquement sous une forme négative à l'adresse de celui qui propose des informations considérées comme inutiles ou farfelues (« ça ne fait pas avancer le schmilblick »).

Cette expression est récente et nous vient de la télévision.

Mais avant d'en dire un peu plus, il faut savoir que le schmilblick, nom à la consonance germanique et à la graphie volontairement compliquée, est un objet parfaitement indispensable à toute ménagère de moins de 50 ans, inventé en 1949 par l'humoriste Pierre Dac qui le décrivait ainsi :

« Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c'est-à-dire qu'il peut à la fois servir de Schmilblick d'intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d'urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. »

C'est en 1969 que Jacques Antoine et Guy Lux ont créé un jeu télévisé éponyme où la photo d'un détail d'un objet était présentée, et où les participants devaient, en posant à tour de rôle une question, essayer de deviner quel était l'objet ainsi proposé.

Lorsque la question semblait plus ou moins saugrenue au présentateur, il demandait au participant pourquoi il l'avait posée. Et très souvent la personne répondait que c'était simplement pour « faire avancer le schmilblick », autrement dit pour essayer d'apporter une petite information supplémentaire permettant d'avancer vers la reconnaissance effective de l'objet.

En 1975, Coluche a tourné le jeu du schmilblick en dérision dans un sketch rapidement devenu culte, et cette parodie est pour beaucoup dans le fait que l'expression est passée dans le langage courant.