Se croire quelqu'un d'important. Avoir de grandes prétentions.

Au 16e siècle, quelqu'un qu'on « mouchait « était quelqu'un qu'on bernait facilement. Donc un niais, assimilé à une chandelle qu'on aurait pu « moucher » (ou éteindre) sans même avoir besoin d'y mettre la main.

Le verbe « moucher » y avait d'ailleurs aussi le sens de « tromper » ou « séduire avec des arguments trompeurs ».

C'est à partir du 17e siècle que la signification a évolué.

A cette époque également, beaucoup de personnes de condition modeste avaient l'habitude de se moucher sur leur manche et quelqu'un qui « se mouchait de la manche ou du coude » était un malappris, aisément repéré par les taches vertes et gluantes sur son bras.

Par contre l'élite de la société utilisait un mouchoir et n'avait donc aucun besoin de « se moucher du coude ».

Cette expression permettait de bien différencier la piétaille de l'aristocratie.

Cette locution, dans sa forme négative, est petit à petit devenue ironique, pour désigner des gens imbus d'eux-mêmes, prétentieux, qui affichent de grands airs ou qui tentent de se faire passer pour des personnes raffinées, aisées ou intelligentes.