Avoir du plaisir ou un orgasme, au cours de l'acte sexuel, prendre un grand plaisir en pratiquant une activité passion ou en découvrant les joies d'une nouvelle activité.
Cette expression n'a rien à voir avec l'image du bébé qui s'empare de son pied pour le sucer avec un grand plaisir.
Le pied vient de l'argot du 19e siècle. Il désignait « une part, une ration, un compte » que les voleurs réservaient sur leur butin pour leurs complices.
En 1878, « j'en ai mon pied » voulait dire « j'en ai mon compte, j'ai ma ration ».
C'est ce sens de « ration », exagéré, qui a permis ensuite de dire d'une femme qui « prend sa ration » qu'elle en a eu pour son compte lorsqu'elle a fait l'amour.
Car cette expression a longtemps été réservée à la gent féminine avant, plus récemment, de s'étendre au genre humain tout entier.
Enfin, le pied qui mesure environ trente centimètres, n’est-il pas (très approximativement, la mesure qu’une femme peut s’attendre à recevoir !
Une seconde explication situe l’expression dans les termes de la chasse :
Après avoir achevé la bête, on procède à la « cérémonie du pied », accompagnée par la sonnerie des cors. Le veneur lève le pied de l'animai et le coupe a la première pointure, puis il le pose sur un linge et, faisant le tour des invités, il le présente à celui qu'il veut tout particulièrement honorer.
Cet « honneur du pied », moment de jouissance et de récompense ultime, consiste pour l'honoré a se saisir du présent qui lui est destine, donc à « prendre son pied ».