Les volatiles de toutes sortes occupent une large place dans le répertoire métaphorique.

Tenue, dans le dicton, de ne pas chanter devant le coq, « poule » est un terme argotique très répandu, proche de « gonzesse ».

« Quand j’ai fini mon service, je reviens chez moi. J'habite avec une petite poule, tu comprends. On va au cinéma, on va dans les cafés, on va dans les bals. On rigole, quoi ! »

On rigole bien avec la poule.

Le qualificatif peut être affectueux : « Embrassez-moi, vite, un baiser. Oui, encore, ma poule.»

La poule désigne soit une femme de conquête facile, soit une prostituée ; elle peut alors devenir « de luxe » : « Un couple se composant d’une poule de luxe qui sentait l’éther et d’un jeune crevé sortant de la taverne du Panthéon. »

N’oublions pas la poupoule, variante pour exprimer un amour abruti de tendresse : « Mimi mamour ma poupoule mon Pérou.»

Au Niger en revanche, « la poule est cette ingrate qui ne sera jamais satisfaite ».

Une proche parente de la poule est la dinde, un gros volatile réputé stupide et bavard, dont la population est rituellement décimée à la mi-décembre pour garnir les assiettes des familles nombreuses.

Cousine de la dinde, la pintade est une petite volaille grasse qui criaille. Son plumage, jolie constellation de petits points blancs sur fond noir, lui est méchamment retiré à la même période que celui de sa cousine. Comme elle, son existence s’achève dans le four quelconque d’une maison quelconque où se célèbrent les fêtes de Noël.