« La femme ressemble à la sangsue, un ver qui saigne les gens ; Quand elle trouve à sucer sachez que pour aucune raison. Elle ne laisserait l’homme, avant d’être rassasiée. » Rutebeuf

Nuisible de premier ordre, acharnée jusqu’au trépas, la sangsue se loge aussi dans la langue hébraïque où elle pompe la santé et l’argent.

La tique quand à elle parasite l’esprit. En France, elle nous tombe dessus au hasard d’un sous- bois. Elle se loge d’abord discrètement dans un petit repli puis enfle paisiblement en sirotant du sang. Hélas, son action finit par incommoder et l’on se résout à s’en débarrasser. Il faut alors agir avec délicatesse et lui demander poliment de desserrer les dents. Pour cette entreprise, on peut s’aider d’un morceau de soie parfumée à l’éthanol ; Elles aiment ça. La placer ensuite dans la poche d’un ami qui prendra soin d’elle. La tique est très large d’esprit et s’attache facilement.

Dans cette jungle folle d’insectes qui démangent leurs hôtes en se soûlant de leur sang, la punaise est la plus redoutable car elle se déplace en horde et nuitamment, agitant le sommeil des braves de sa vilaine piqûre. La métaphore qualifie la femme d’une méchanceté aussi assidue que bouillonnante.