Ses racines sont latines.
Selon Aurore Vincenti, linguiste, l'union de cet adjectif (beau) et de ce nom (frère) a été consacrée « pour célébrer la bonté, la valeur, l'appréciabilité de ce membre rapporté du cercle familial ».
Certains hommes désirent leur belle-sœur. Quelques-uns parviennent à leurs fins, les autres, non. Parmi ces derniers, malheureusement, les plus violents... la violent.
C’est ce qui arriva quand Térée, roi de Thrace, convoitant sans succès sa belle-sœur Philomèle, la viola et, pour l’empêcher de colporter la nouvelle, lui coupa la langue !
La victime ne savait sans doute pas écrire, mais elle savait broder. Elle représenta donc ce qui lui était arrivé dans une tapisserie qu’elle soumit à sa sœur Procné, épouse du violeur.
Folle de rage devant l’infidélité maritale aggravée du viol de sa sœur, Procné commença par tuer son propre fils Itys et, au cours d’un festin, fit servir le malheureux enfant à Térée, lequel fut fort mécontent quand il apprit cette incongruité gastronomique. Il rechercha donc les deux sœurs pour leur faire un (très) mauvais parti.
Or, en ce temps-là, les dieux de l’Olympe avaient l’habitude de régler les conflits humains en transformant les protagonistes en divers végétaux ou animaux.
Ainsi, avant même que Térée n’attrapât Philomèle et Procné, ils transformèrent la première en rossignol et l’autre en hirondelle.
Et, pour faire bonne mesure, ils firent du criminel Térée un simple moineau. Ce qui n’était pas la meilleure façon d’empêcher qu’ils se volent dans les plumes !
C’est ainsi que les poètes désignent parfois l’hirondelle du nom de Procné et le rossignol, de celui de Philomèle...