Au commencement était une explosion !

Détrompez-vous !

Si la théorie du « Big Bang » semble décrire un « grand boum », en bon français, ce n’est pas exactement ce qui s’est passé, il y a près de 14 milliards d’années.

Pour le comprendre, effectuons un retour en arrière beaucoup plus modeste, au début du 20e siècle.

A cette époque, tous les scientifiques s'accordent à considérer l’univers comme immuable et éternel.

Einstein lui-même le pense. Il a beau découvrir dans ses équations des indices d'un mouvement dans l’univers, il préfère inventer une constante pour les neutraliser.

Même un génie a le droit de se tromper !

Une fois n’est pas coutume, Einstein semble avoir manqué d’intuition, car dans les décennies qui suivent, on comprend que ce mouvement est le signe irréfutable que l’univers est en expansion constante, qu'il se dilate.

Faut-il en déduire qu'il a été plus petit un jour ?

Oui ! ……, et non seulement beaucoup plus petit, mais aussi plus dense et plus chaud...

Pour vous donner une idée, on chiffre cette température en milliards de milliards de milliards de degrés !

Or, il y a 13,8 milliards d'années, cet amas extrêmement dense (composé d'énergie, de particules, d'espace, et même de temps) a commencé à se dilater, à s'étendre, et à se refroidir. Le tout à une vitesse vertigineuse, mais sans pour autant qu'il y ait eu une explosion.

L’idée d’un « Big Bang » a été inventée par un détracteur de la théorie, Fred Hoyle. Défendant l’idée traditionnelle d’un état stationnaire de l'univers, Hoyle se moquait de ses confrères en parlant de ce « grand boum » du commencement !

En tout cas, des quantités phénoménales d’énergie se sont mises à se dilater et à se transformer en particules de matières. Plus tard, sous l’effet la gravitation, ces particules s’agrégèrent, donnant naissance à des atomes, à des gaz, puis à des amas de matière, à des galaxies... et à l'univers tel que nous le connaissons.

Mais ce fameux « big Bang » qui n’en fut pas un, est-il réellement le commencement de l’univers et du temps ?

Nul ne peut le dire, car selon la théorie du « Big Bang », au-delà de 13,8 milliards d’années, le temps lui-même n’existerait pas !

Pour remonter encore plus loin, il faudrait raisonner à partir de deux théories fondatrices : la relativité générale et la mécanique quantique.

Or, ces deux théories sont contradictoires. On se heurte donc au « mur de Planck », un mur symbolique qui marque la limite de nos connaissances humaines. Pour le moment...