Bobo apparaît au 15e siècle, dans un poème de Charles d'Orléans. Selon une hypothèse amusante, ce mot viendrait de « beau-beau », que l'on dit à un enfant pour le consoler quand il s'est fait mal.
Le « BOurgeois BOhème » est une espèce d'individu sociétal vivant dans l'univers non moins sociétal des quartiers bourgeois de nos belles cités, tout en cultivant l'image décalée d'un rebelle irréductible à l'ordre moral alors qu'il est conformiste au dernier degré, et une forme d'insouciance qui n'est pas sans évoquer le crétinisme sociétal qui plaît tant aux journalistes professionnels.
Le Bobo est donc riche mais de gauche, ou fils de riche mais de gauche quand même. Il vote évidemment pour Chirac en 2002 mais Jospin en 1995 (un rebelle, on vous dit). Il habite de préférence dans le 15ème arrondissement de Paris.
Le Bobo pratique un métier gratifiant qui lui permet de rencontrer un tas de gens passionnants sur lesquels il a beaucoup à raconter, par exemple il est journaliste, qui lui permet d'être conformiste sans que cela lui soit reproché.
Le bourgeois non bohême peut-il être surnommé « bo no bo » ?