Le mystère entourant l'identité du modèle de ce tableau célébrissime n'est toujours pas résolu.

D'aucuns ont voulu voir en Mona Lisa « Isabelle d'Este » (noble Italienne qui régnait à Mantoue), l’hypothèse semble définitivement écartée car aucun élément du costume ne paraît designer un rang aristocratique. En outre, les portraits d'Isabelle d'Este ne la montrent pas très souriante !

Pour d'autres, Mona Lisa aurait été une maitresse du peintre, ou l'un de ses amants représentés sous les traits d'une femme.

Pour d'autres encore, ce serait un autoportrait de l'artiste...

On pense aujourd'hui qu'il s'agit de « Lisa Gherardìn », épouse d'un gentilhomme florentin, Francesco Del Giocondo).

Quant au nom « Joconda », il serait la traduction du latin « jucunda » (aimable, agréable) en raison du fameux sourire de la jeune femme.

On évoque évidemment la technique picturale hors du commun inventée par Léonard de Vinci : le « sfumato », défini par Léonard comme l'art de peindre « sans lignes ni contours, à la façon de la fumée », mais aussi le sourire emblématique de Mona Lisa (Monna, qui s'écrivait initialement avec deux n, diminutif de « madame »), ainsi que le cadrage à mi-corps.

Pourtant, le tableau, qui avait déménagé au gré des humeurs des rois de France (Fontainebleau, Versailles, le Louvre), était montré au public au milieu de tant d'autres œuvres...

Sa célébrité lui vint de son rapt, en plein musée du Louvre, un dimanche matin de 1911, par Vincenzo Perugia. Employé du Louvre, il participait à la mise sous verre des oeuvres et réussit à la dissimuler sous sa blouse. Il garda le tableau 2 ans dans sa chambre à Paris. En essayant de la vendre en 1913 en Italie, il fut dénoncé par le marchand d'art à qui il essayait de la revendre et fut arrêté.

La toile fit la une des journaux, les deux années qui suivirent cette disparition offrirent tant de rebondissements que les touristes du monde entier venaient photographier l'emplacement vacant de la peinture au Louvre.

L'épilogue (à Florence) qui mit fin à deux années de cavale scella sa légende : le kidnappeur n'était autre qu'un romantique, qui avoua n'avoir eu d'autre but que de rendre l'œuvre à son pays d'origine : l'Italie.

Désormais célèbre, La Joconde fit de nombreux voyages officiels (aux USA, mais aussi au Japon et en URSS) et est aujourd'hui l’œuvre la plus copiée au monde.