Le 1er mai 1886 à Chicago, les ouvriers de la fabrique de machines agricoles McCormick cessent le travail. Ils revendiquent la journée de huit heures.
La direction refuse et embauche des jaunes.
Le 3 mai, les grévistes manifestent aux portes de l'usine. La police est là. Elle tire. Massacre.
Le lendemain, au cours d'un meeting de protestation, une bombe explose dans les rangs policiers. 4 morts, 20 blessés.
Les organisateurs de la manifestation sont arrêtés, jugés et condamnés, Ils seront tous pendus sauf un, qui se suicide.
Tout cela, en Europe, retentit fort.
Dès l'année suivante, en France, les ouvriers commémorent l'événement. Le 1er mai 1891, à Fourmies, la police tire sur la foule. Une jeune fille de dix-neuf ans, qui revenait des champs avec un bouquet d'églantines, est tuée.
En souvenir de cette victime innocente, les travailleurs décident de défiler, tous les 1er mai, une églantine rouge à la boutonnière.
En 1941, le maréchal Pétain interdit les syndicats et institue la fête du Travail et de la Concorde sociale.
« Le premier mai, dit-il, a été un symbole de division. Il sera désormais un symbole d'union et d'amitié parce qu'il sera la fête du travail et des travailleurs. »
Depuis, rien de neuf.