La Chine, ce pays encore mystérieux qui s’ouvre peu à peu au monde moderne, a, par le passé, su faire connaître ses productions de luxe et nous les imposer.
Ainsi, la ville de Tsia-Toung, était réputée pour la fabrication d’une étoffe de soie, moelleuse, lustrée sur l’endroit, sans aucune trame apparente.
Bientôt, l’objet fabriqué prit le nom de la ville qui le commercialisait. Ce fut « ziatoun », « zaituni », puis « cetuni » et enfin… « satin ».
Un bien long voyage, commencé au 15e siècle, avant de prendre place dans le vocabulaire français et d’orner le gilet d’un certain Théophile Gautier ou de chausser un certain soulier de Claudel.