A Rome, les convives apportaient un carré de tissu qu'ils posaient sur le lit de table pour ne pas le salir, et, en fin de repas, ils y mettaient quelques bons restes qu'ils souhaitaient emporter chez eux et qu'ils confiaient à leurs serviteurs.
Pour ce qui est des doigts souillés, on se les passait dans les cheveux ou on les essuyait avec des boulettes de mie de pain que l'on jetait ensuite sur le sol pour les chiens.
Au 13e siècle apparut la « touaille », toile longue repliée en deux sur un bâton et accrochée au mur comme un torchon, que les convives utilisaient, notamment dans les repas « debout ».
Avec l'arrivée de la nappe, l'usage voulut que la table soit toujours recouverte de deux nappes blanches : la première était appelée « tablier », la deuxième « doublier » ou « longuière », destinée à essuyer les mains et la bouche.
La serviette telle que nous la connaissons fit son apparition au 16e siècle, sous le règne de Charles 7. Elle servait non seulement à essuyer les doigts et la bouche, mais également les couverts que l’on partageait.
Son usage se généralisa avec la mode de la fraise. Pour la nouer autour du cou, il fallait l’aide d'un domestique pour aider à « joindre les deux bouts » (d'où l'expression).