Travailler pour gagner sa vie. Accepter de faire un travail pénible, une corvée.

Cette expression est récente puisqu'elle date du début du 20e siècle.

On dit aussi « aller au turbin » (La machine, elle, turbine au sens propre)

Lorsqu'on l'entend, on imagine tout de suite le dur travail des mineurs chargés d'extraire péniblement ce charbon que le bougnat livrait ensuite dans des gros sacs difficilement portés à dos d'homme.

Si l'expression n'est pas originaire des mines (ni de celles de charbon, ni de l'école d'ingénieurs), son image est suffisamment claire pour qu'elle soit devenue fréquemment utilisée depuis la fin du 20e siècle.

Mais elle est apparue en réalité dans le milieu de la prostitution dans les années 1930 où elle signifiait « exercer un métier régulier », par opposition à celui des péripatéticiennes et de leurs souteneurs.

Cette notion de « métier régulier » a ensuite été reprise dans le milieu des truands, « aller au charbon » voulant alors dire « exercer un métier honnête ».

Les hommes de théâtre l'ont aussi utilisée après la deuxième guerre mondiale pour dire « se dépenser sur scène sans compter ».