Donner un « bouillon d'onze heures ». C’est-à-dire empoisonner, représente un intérêt sémantique et anecdotique.
Dès le 16e siècle, « donner le bouillon » signifiait faire boire un breuvage empoisonné.
- Comment est-il mort ?
- Sa bonne lui aura servi un bouillon ! (Vers les onze heures, sans doute, pour l'endormir...)
Il est probable que le fameux bouillon était un calmant à base d'une plante liliacée, l'ornithogale, à la racine bulbeuse, employée médicalement en infusion ou en décoction sédative ou soporifique, se donnait vers 11 h pour faire dormir le malade. Mais un grand nombre de malades ne se réveillant pas, ledit bouillon prit un sens des plus funestes.
Chose curieuse (qui a peut-être engendré un croisement étymologique) la fameuse plante sédative, l'ornithogale, nommé aussi « dame-d'onze-heures ».