Quelqu'un ou quelque chose dont la force ou la solidité n'est qu'apparence ou qui repose sur une base fragile.
Un colosse est une statue gigantesque.
L'argile est une matière malléable, friable et de ce fait fragile.
Partant de ces constatations, l'image parle d'elle-même : toute construction nécessite pour une réelle solidité, de posséder des bases à toutes épreuves, sinon elle est grandement menacée.
Bien que la métaphore suffise à expliquer le sens de l'expression, il reste fort intéressant de découvrir son origine au sein de la Bible. Plus précisément, c'est un songe du roi de Babylone :
« Nabuchodonosor aurait vu une immense statue d'or et d'airain se dresser devant lui. Sous le choc d'une petite pierre, la statue s'effondra car ses pieds étaient en terre cuite »
Songe que le prophète Daniel, soucieux de démontrer son talent, raconta au roi avant même que celui-ci ne le lui relate. Ci-dessous la retranscription exacte de ce passage, que Daniel interpréta en annonçant au roi que :
« Les différentes parties de la statue (et leur matière) représentaient son royaume, puis les trois qui succèderont au sien : l'empire Perse, l'empire Grec, et enfin l'empire Romain. L'interprétation de la prophétie concernant la pierre reste sujette à polémiques, la majorité affirmant qu'elle serait la représentation du monde musulman, choisi par Dieu pour durer éternellement, seule ‘puissance survivant à toutes les autres ».
Quoi qu'il en soit, les prophéties sont toutes de bien jolies histoires, certains y croient intensément, d'autres les étudient comme ils le feraient de contes ou de légendes... Il n'en demeure pas moins qu'elles ont souvent pour origine les songes, et qu'elles sont également génératrices de rêves tout aussi grandioses...
Mais quelle que soit la puissance d'un colosse, le Grec Achille, qui reçut une flèche mortelle dans son talon, ne me démentira pas lorsque j'affirmerai que quelque chose ou quelqu'un d'apparemment invulnérable a souvent un point faible qui permet de le « vulnérer ».