Des procédés grossiers, très visibles.

Vous connaissez tous l'expression « les ficelles du métier » qui désigne des procédés, plus ou moins secrets, propres à la maîtrise du métier en question.

Cette expression avait autrefois un sens péjoratif, ce qui n'est plus vraiment le cas, maintenant. On disait d'ailleurs « les ficelles d'un art » pour désigner les artifices grossiers qu'on y employait.

« Ficelle » comme « fil » est un mot qui, dans un emploi métaphorique, était ainsi utilisé en liaison avec la tromperie.

« Faire de la ficelle à quelqu'un », c'était « le tromper », une « vieille ficelle », c'était « un vieux malin » et « tirer les ficelles », c'est toujours « manipuler », en pensant, bien sûr, à celles qui permettent de faire bouger les marionnettes.

Les « ficelles du métier » se doivent d'être discrètes, mais si elles s'épaississent au point de devenir des « grosses ficelles » bien visibles, c'est que les procédés sont grossiers, au point de devenir « cousus de fil blanc ».