Un subalterne insignifiant, un employé au bas de la hiérarchie

Pour que le mot « sous-fifre » apparaisse, encore fallait-il qu'il y ait un « fifre », comme quand on évoque un sous-lieutenant, une sous-préfecture ou un sous-bois, par exemple.

« Fifre » a ici un sens de petitesse qui nous vient en fait de « fifrelin », mot qui désignait une petite chose ou de la monnaie de très faible valeur. « Fifrelin » dériverait de l'allemand « Pfifferling » qui veut dire « fétu » ou « chose sans valeur ».

Mais le fifre c'était aussi un « liard », une monnaie de très faible valeur (le quart d'un sou) dont le nom était utilisé dans des expressions négatives comme « ne pas avoir un liard » pour « ne pas avoir d'argent ».

C'est vers les années 1880 que le « fifre » désigne entre autres un homme maladroit, comme l'est le novice dans le métier qu'il apprend, ou bien une personne sans énergie. D'où le lien, encore avec notre « sous-fifre », au sens assez méprisant.

C'est cette valeur ténue qui a dérivé vers la petitesse en compétence ou en pouvoir qu'on retrouve aujourd'hui dans notre « sous-fifre ».