Faire un objet de plaisanterie, se moquer (de quelque chose ou quelqu'un).
Vil faut remonter dans le temps jusqu'aux alentours du 14e siècle, à une époque où la chasse se pratiquait avec des oiseaux de proie dressés.
Bien entendu, il n'était pas question que l'oiseau, une fois la proie attrapée, puisse la manger. Mais en récompense de la capture, il avait droit soit à des rongeurs encore vivants (donc chauds), soit à une partie de la viande de sa proie (encore chaude également). C'est cette viande chaude qu'il faisait passer dans son gosier ou sa gorge qu'on a d'abord appelé « gorge chaude ».
Ensuite, par extension, « faire gorge chaude » a signifié « se régaler, se rassasier ».
« Rendre gorge » signifiait « vomir » par comparaison avec l'oiseau lorsqu'il rendait la viande avalée.
À la fin du 16e siècle, au figuré cette fois, « faire gorge chaude de quelqu'un » s'employait pour « se régaler de plaisanteries faites au dépens de quelqu'un ».
D’autre part, Duneton indique que « gorge » a autrefois existé au sens de « insulte, raillerie » qui donna « rire à gorge déployée » apparue un peu avant.